Quelle ne fut pas ma surprise cette semaine, au détour de mes lectures, de tomber sur un visage très familier dans les colonnes du journal Les Échos ! Mon ancien collègue Nicolas Robert y fait l'objet d'un bel article témoignant de sa vie aux États-Unis : « Quand ils s'octroient un week-end de trois jours, mes collègues américains ont déjà l'impression de partir en vacances ».
Pour ceux d'entre nous qui évoluent dans l'écosystème technique et logiciel, le siège mondial de SAS à Cary, en Caroline du Nord, résonne souvent comme un lieu un peu mythique. Dans cette interview, Nicolas raconte son expatriation outre-Atlantique en 2020 avec sa famille et nous plonge de l'intérieur dans le quotidien de ce fameux campus.
Le rêve américain, façon campus géant
SAS Institute, c'est un acteur historique fondé en 1976 qui génère aujourd'hui plus de 3 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel. Rien qu'au siège de Cary, l'entreprise emploie environ 5 000 personnes.
Nicolas y décrit exactement l'image que l'on se fait des infrastructures de la Tech américaine : un site immense et verdoyant où l'on se déplace en voiture entre les bâtiments. Sur place, la liste des services donne le vertige :
- Un salon de coiffure, une pharmacie et un centre de santé gratuit pour les salariés et leurs familles.
- Une crèche et une école Montessori (jusqu'au primaire).
- Un gymnase, une piscine, et des terrains de baseball et de football.
- Fait notable : contrairement à la tendance générale de l'open space, chaque salarié dispose de son propre bureau individuel fermé.
Le choc des cultures : horaires et management
Côté travail, le management américain se veut très orienté sur les résultats avec une logique d'amélioration continue. La flexibilité est de mise, ce qui donne lieu à des rythmes de vie assez différents des nôtres.
Les Américains sont beaucoup plus matinaux : beaucoup commencent dès 8h pour quitter le bureau en début d'après-midi, récupérer leurs enfants, et terminer leur journée en télétravail. Nicolas avoue avoir conservé une approche plus française, arrivant vers 9h, s'accordant une vraie pause à midi dans l'une des cantines très abordables du campus, et repartant vers 17h30.
La réalité des congés (et de l'administration)
Évidemment, le passage d'un contrat français à un contrat américain a eu un impact sur le temps libre. De sept semaines et demie de congés (CP et RTT) en France, il est passé à cinq semaines. Et il fait figure de privilégié grâce à son ancienneté, les nouveaux arrivants devant se contenter de trois semaines ! Comme le souligne le titre de l'article, la perception même du repos est différente : pour un Américain, réussir à poser un simple week-end de trois jours donne déjà un vrai sentiment de vacances.
Il n'élude pas non plus le parcours du combattant des premiers jours, notamment le mur du fameux credit score. Sans cet historique de crédit américain, impossible de louer une maison, acheter un véhicule ou même ouvrir une simple ligne téléphonique à l'arrivée.
Prévue initialement pour durer trois ans, son expatriation en est déjà à sa cinquième année. Soleil présent 90% du temps, qualité de vie, et découverte d'une nouvelle culture... On comprend aisément ce qui l'a poussé à prolonger l'expérience.
Un grand bravo à lui pour ce beau parcours ! Je vous invite vivement à lire l'intégralité de son témoignage sur le site des Échos.






